BELGIQUE SONIQUE : Panic at the rooftop
Petit flashback de l’été avant la rentrée. Samedi 26 juillet, grand soleil, Interference, son toit et une triade noise belge noise pas piqué des hannetons, il n’en fallait pas plus pour nous sortir avec le fabuleux Jesse Overman de nos canapés respectifs pour un bouillon de culture AOC Noiser.
| Texte : Mathieu Laforgue – Photos : Jesse Overman, tous droits réservés
« Jesse, ça te dit d’aller voir It It Anita sur le toit d’Interference ? »
Voilà en quelques mots comment nous nous sommes retrouvés au carrefour des vacanciers de juillet et d’aout sur le rooftop de la toute dernière salle de concert implantée dans la Ville rose.
Merci Noiser, qui faisait d’ailleurs coup double ce jour-là avec Cocorosie au Bikini, pour la proposition artistique et ce lieu insolite, sacré effet d’ailleurs quand un peu à la bourre, j’entendais déjà du parking commercial situé juste à côté le sympathique tapage de The Guru Guru.
Première bière. Les soirées Noiser, c’est un peu le même adage que l’enseigne de burgers avec un grand M, « Venez comme vous êtes », la preuve avec le magnifique pyjama cosmique porté par le chanteur de cette première partie de soirée disons quelque peu habité. Méconnu pour ma part, cette ouverture de bal belge est divine, sympathique entremêlé de textes saccadés, découpage de citron et autres riffs tonitruants.
Premier break, deuxième bière, le temps pour Jesse et moi de profiter du spot et ses parasols à la marque anisée, avec en fond musical la musique de Royal Canin, rien de tel pour chauffer l’ambiance.
C’est vraiment sympa de nous faire jouer sur un toit, on est plutôt dans des caves normalement.
Acte 2, It It Anita, et pour faire subtilement référence à leur ville natale et la grande classique vélocipède locale, comme le veut la tradition, Liège-Bastonne-Liège. Désormais à trois depuis le cultissime Mouche, le trio régale. « C’est vraiment sympa de nous faire jouer sur un toit, on est plutôt dans des caves normalement. » L’humour belge, toujours si appréciable, comme leur doux breuvage céréalier et les performances du trio, qui aura mis une belle taloche au soleil, quasiment couché après leur passage.
Deuxième break, troisième bière, et alors qu’on refait pénardos le monde, c’est deux drôles d’animaux qui s’amènent avec La Jungle.
Et à l’image des Occitanistes de CxK, pas besoin d’être plus de deux pour foutre un joyeux bordel sonore. Les verres de vin de la veille à St-Emilion parfaitement cuvés, le duo envoie épais, ça tape fort, très fort, et ça gratte aussi fort, très fort. Explosion des normales saisonnières, et vacarme jubilatoire, la foule adhère grave, et posté devant la scène, Jesse n’en perd pas une miette, ni une goutte de houblon d’ailleurs, et ceux malgré les multiples chahuteries du premier rang.

On est professionnel ou on l’est pas.
La nuit est tombée, la fin de set est dingue, et tout ce beau petit monde sort rincé d’une bien appréciable soirée d’été bien loin des festivités normalement proposées à cette période de l’année.
Merci une fois de plus Noiser, et merci Interference pour l’accès au toit, promis on reviendra vous voir en Octobre pour BRUIT ≤, mais à l’intérieur cette fois-ci, le voisinage étant vraiment pas prêt à vivre cette expérience là.