Même s’il faut parvenir à les déchiffrer, il y a toujours des inscriptions à lire dans le travail calligraphique impressionnant de Mondé. Un artiste qui aime bien brouiller les pistes. Un fou de graff qui attire les foules aux expos éphèmeres Layup qu’il organise dans différents lieux à Toulouse tout en chérissant l’esprit vandale et en continuant à repousser les limites de son expression artistique.
« Rat race », chantait Bob Marley, dézinguant la violence politique et la corruption de son époque. 50 ans plus tard, à Toulouse et dans les environs, l’artiste Cano.P sublime la figure de ce rongeur en emblème underground subversif. Les rats ont visiblement quelque chose à nous dire. Et ils ne sont pas contents.
Si le mouvement a longtemps squatté les murs de l’underground, il côtoie volontiers ceux de l’art contemporain aujourd’hui. Comme la plupart des villes imprégnées par la culture graff, Toulouse fait face à ce cas de conscience artistique.