SLIM PAUL TRIO :
le Bikini repart en live !

Mathieu Laforgue et Jesse Overman ont repris le chemin des concerts. Première escale post-confinement : le Bikini avec le Slim Paul Trio sur scène. Debrief’ d’un retour aux affaires.

| Mathieu Laforgue, photos Jesse Overman

Mercredi 7 juillet, après des mois de confinement musical, nous laissons en bons pères de familles Winston & Marius se caler des bières devant Angleterre / Danemark pour prendre avec Jesse la direction du Bikini. 489 jours après notre dernière soirée pour l’ouverture du Pink Paradize au Metronum, nous arrivons sur place en même temps (on aurait voulu le faire on aurait poireauté 20 minutes), et nous nous retrouvons devant une entrée… qui ne l’est plus.

Direction du coup le fond du parking et nous voilà dans le Petit Bikini, saluant au passage la folie du spot tout de palettes vêtu, terrain de pétanque, bar de ouf, préau arcade, table de ping pong, chapeau Messieurs, adresse incontournable de l’été. Première pinte à la saveur si particulière, la première pour ma part dans un bar depuis la réouverture-pas vraiment le cas pour mon acolyte.

Il pleut, Jesse est ravi, ça lui rappelle son enfance et on refait le monde d’avant en compagnie de Chad, notre guest du soir. De retour de festival, il nous présente son dernier coup de cœur, un groupe de « choral black doom ambiant » ou truc du style, avec un chanteur portant un sac à patate sur le visage. Les amis de Jesse sont toujours des gens formidables. L’humeur, à l’inverse du temps, est radieuse, on croise plein de têtes connues, big up à Carole et Hubert, échangeons des nouvelles du front, on se sent vraiment libérés, délivrés comme dirait l’autre reine des neiges.

« Sur « Good is gonna come », notre trio lâche définitivement les alligators »

Call me bayou name
Direction la scène, oui, on est en fait venu voir un concert et non des moindres : Slim Paul Trio et son blues ravageur, un produit 100% local. Nous sommes inexcusables et avons raté la première partie, on avait deux trois trucs à se raconter, vous imaginez bien, mais foncez sur la toile découvrir HEEKA, ses clips sont malades et la demoiselle vraiment hallucinante. Nul n’est prophète en son pays, à part Slim Paul en fait. Le live est fou, l’écoute religieuse et les nouvelles pistes de Good for you embarquent la foule bien loin du marasme actuel.

Sur scène Slim Paul, Manu et Jamo régalent, sourires aux lèvres, frissons garantis dans l’assemblée et à un masque prêt, on se croirait revenu dans le monde d’avant.

Live énorme, as usual comme dirait mon acolyte, et clou du spectacle, « Good is gonna come », morceau où notre trio lâche définitivement les alligators (t’as déjà vu des chevaux dans le Bayou ?) enflammant la salle, même notre future maman a quitté son siège, bébé aussi a décidé de participer à la bamboche. Dernier rappel et petite impro des familles qui bastonne bien, l’ambiance est tellement cool et la bonne humeur contagieuse, cette soirée est passée beaucoup trop vite, mais quel bonheur non dissimulé d’enfin se retrouver.

Le debrief’ sera rapide, demain on bosse, mais en deux mots : pure régalade. Seul regret, une salle à moitié pleine, qu’on aurait sans nul doute connue plus garnie dans d’autres circonstances. Mais bon, après de longues semaines de sevrage, on ne va quand même pas cracher sur une bière à moitié vide !

Photo : Slim Paul © Jesse Overman

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