JOHN BUTLER :
ALONE AT HOME

Reprogrammé à deux reprises, John Butler a enfin posé son paquetage sur la scène du Bikini, le mois dernier. Retour sur une soirée dominicale bien coolos avec Matt, qui comme le Californien, l’a joué pour une fois en modo solo.

| Texte : Mathieu Laforgue & Photos : JBT, droits réservés

Dimanche 13 mai. Les consignes sont claires, soirée « Solo », donc pas de femme, d’enfant ou de Jesse Overman pour aller voir ce bon vieux John Butler en one man show au Bikini. Avec rien de nouveau à vendre, pas de titres inédits ni d’album en préparation, le plus Australien des Californiens est donc venu partager avec ses aficionados toulousains ses plus belles pépites musicales en mode fin de week-end sur la plage au coucher du soleil.

Après une première partie faut-il dire étourdissante en la personne d’Elena Stone, que l’on reverra en duo un peu plus tard dans la soirée alors qu’on avait dit solo, le natif de Torrance débarque sur scène avec deux bouts de bois et une introduction a capella frissonnante. Incantations divines et oiseau entourés de cercles sur fond de scène, on se croirait dans la saison une de True Detective.
Mais un sourire plus tard, il est fort le type, tout le monde a repris son calme après s’être fait engueulé pendant cinq minutes et « Miss your love » ouvre la set list. Spoiler. Pas d’émeutes ce soir, notre artiste gardera sa chemise jusqu’à la fin, pas de mise à nu comme lors de son dernier passage en juin 2019, où, à la décharge du monsieur, la température de la salle avoisinait à l’époque les 45 degrés.

« Si à 50 ans t’as pas vu « Ocean » de John Butler en live, t’as raté ta vie Mec ! »

Banjo, harmonica, guitares diverses et variées, pédales à ne savoir qu’en faire, le multi instrumentaliste régale de « Better than » à « Faith », en passant par « Threat your Mama » ou le parfaitement revisité « Betterman ». Entre chaque morceau, John déblatère moultes histoires de sa dure vie de surfeur bronzé à l’année & Dieu de la guitare à base de champignons, LSD, café et cigarettes. D’ailleurs, devant un garçon qui n’a toujours pas l’air tout seul dans sa tête et ayant de nombreuses cordes à son art, peut-on parler de prestation « solo » ?

Amis bacheliers, vous avez quatre heures !

L’ambiance est ultra posée, le Californaustralien est comme à la maison, il est temps de sortir les classiques et de faire chantonner l’assemblée sur « Zebra » ou d’offrir un vibrant hommage slidé à Ben Harper sur un hallucinant « Wade in the water ». Clou du spectacle, « Ocean », vu 125987 fois sur Youtube et pour la cinquième fois en vrai, faut dire que si à 50 ans t’as pas vu « Ocean » de John Butler en live, t’as raté ta vie Mec ! Frissons garantis et infinis, rares sont pour moi les titres en concert aussi captivants et remuants que ce morceau-là.


Fin du show, rappel à base de « Peaches and cream », tout le monde peut paisiblement regagner ses pénates sur son nuage, merci Mr John Butler (solo), vous revenez quand vous voulez !

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