JOHN BUTLER : Californicule au Bikini
Grand habitué de la programmation estivale du Bikini, ce bon vieux John Butler a une fois encore ensoleillé la soirée des nombreux afficionados présents ce mardi 21 juillet. Avec dans son paquetage un nouvel album taillé pour la scène, Prism, le folkman au bronzage parfait 365 jours par an a carrément fait explosé les normales saisonnières. Tartinez-vous de crème solaire, débrief’ UV 10.
| Texte : Mathieu Laforgue – Photo : JBT, droits réservés
Mardi 21 juillet. Après John Butler Trio, John Butler tout court, voici venu John Butler and band.
Nouvelle formule, nouveau show, mais enthousiasme inchangé à la sortie, c’est un peu ça l’AOP John
Butler.
Y’ a maintenant presque 20 piges que je ne raterais sous aucun prétexte le passage du Californien
dans la Ville rose. La première fois, en 2007 au Havana Café, coup de vieux offert aux quadras qui
lisent le papier, la soirée avait déjà été très chaude, en témoignait dans l’Ancien monde les baffles
dégoulinants au sein du patio central.
2026, canicule bien installée, du coup autant aller s’enfermer au Bikini, on n’est plus à quelques
degrés près.
Hydratation houblonnée à l’arrivée et première surprise, pas de première partie, l’Australien
d’adoption et ses acolytes annoncent un set de 20h30 à 23h15.
… on dit comment gros gavage en Australien !?
OK, c’est donc Noël en plein été, surtout que deuxième surprise, les trois lascars sont en forme
olympique et dès les premiers morceaux, tous issus de Prism, on sent bien que la soirée va être ultra
groovy. Large sourire contagieux, Funky Johnny enchaine les morceaux comme les guitares avec une
dernière fournée studio qui rayonne en live, cf « King of Californian » ou « Going solo ».
Aucun répit, les tubes sont balancés en première ligne, « Used to get high », « Betterman », ça
balance de l’arpège à tour de doigts, ça tape fort, le bassiste/claviériste est un génie du mal, j’ai de
souvenir rarement vu autant d’énergie sur des nombreux lives de l’artiste auxquels j’ai pu assisté, on
dit comment gros gavage en Australien !?
Reprise de souffle le temps d’une intro au banjo endiablée sur « Better than » et c’est reparti comme
en 14, enchainée cette fois-ci avec une démonstration dantesque de slide sur « Wade in the water ».
Le public est aux anges alors que la température fait quand elle plus référence à l’enfer, mais qu’à
cela ne tienne, les frissons d’« Ocean » accrochent définitivement le smile à une assemblée conquise
autant sous le charme que participative, en témoigne un mythique « Peaches and cream » repris
pendant de longues minutes accapela.
« Treat your mama », « Zebra », « Living in the city », j’en passe et des meilleurs pour 2h45 de pur
bonheur musical et la promesse de se revoir l’été prochain comme un amour de vacances,
coquillages et crustacés ! ![]()