Les 10 raisons qui font que Musicalarue n’est pas un festival comme les autres.

Les 10 raisons qui font que Musicalarue n’est pas un festival comme les autres

[FESTIVAL] Salle Ernest Renan, Utopia Borderouge, Metronum | du 20 oct. au 21 déc. | tactikollectif.org

Pour se souvenir de l’été qui paraît déjà si lointain, retour en image et en texte sur la dernière édition de l’emblématique festival landais.

| Texte & photos : Guillaume Espardelier

1-Luxey

C’est le nom du charmant petit village de seulement 710 âmes (c’est 10 fois moins que Clisson) qui abrite ce festival majeur de l’été !!!
Il n’y a même pas de zone commerciale moche dans les environs : que des pins et des rivières.

2-Tout le village y participe

Absolument tout le village est impliqué : hébergement de festivaliers, organisation, bénévolat… Il n’est pas rare de se faire servir par une adorable mamie, voir un gamin rendre fièrement la monnaie ou encore un sexagénaire assumer le service d’ordre aux crash barrières.
Même l’esprit des disparus veille sur nous en nous laissant généreusement passer dans leur cimetière pour accéder au backstage de la scène principale.

3- Indépendance

Au fil du temps et des aléas économiques, beaucoup de festivals indépendants ont été rachetés par les majors. Musicalarue est un des derniers survivants des festivals de cette taille ce qui lui permet plus de liberté.
Peu de chance donc d’y croiser un rappeur musclé abusant d’autotune ou la dernière star RnB bien gaulée qui cartonne sur Tiktok.

4- Qualité et diversité de la prog

La programmation fait la part belle scène française avec des artistes confirmés ou qui débutent.  Il n’y a pas moins de 4 scènes : du petit Espace Pin à la grande scène des Sarmouneys.  Cela permet à tous de trouver sa musique et son public de 19h au petit matin.
On peut donc avoir Didier Super jouer en même temps que Patrick Bruel ou encore La Femme en parallèle de Polnareff.
Le revers est parfois d’avoir à choisir entre Little Big et Mezerg. Mais quel bonheur d’avoir pu découvrir La PietaMakoto San ou Astereotypie (même si on a pas croisé Brad Pitt).

5-…À la rue

Des spectacles de rue originaux sont proposés toute l’après-midi allant de la poésie, à la voltige sans oublier l’humour.
Avec un peu de chance, vous pouvez voir le Bon, La Brute et le Truand avec décors constitué uniquement de cagettes ou encore un résumé de l’Iliade en une heure chrono.

6- Fête de village

Si c’est la prog qui attire la première fois, c’est l’ambiance fête de village qui fait revenir. Pas de bourrins agressifs et machistes. 
À la place, de la bienveillance, des sourires, un public souvent habillé de manière délirante. 
Des générations et des publics qui s’entrecroisent et échangent sur la journée d’hier et les artistes du soir à ne pas manquer. 
Un signe qui ne trompe pas : il n’est pas rare de retrouver les mêmes têtes d’une année sur l’autre.

7-Verdure et acoustique

En prime, le site est joli : il y a des arbres, les pins autour et la distance entre les scènes est très réduite. 
L’acoustique est très bonne et les scènes sont bien isolées les unes des autres.

8-Money 

Si le prix d’entrée est comparable à ceux des autres festivals, c’est sur le « cateuringue » que se trouve la différence.
Côté nourriture, il y en a pour tous les goûts et tous les budgets et surtout les boissons sont à un prix normal et il y a même des cocktails

9-Toute l’année

Au-delà du festival, des concerts sont organisés toute l’année dans le village ou même chez des habitants des alentours.
C’est ainsi qu’IAM passe en 2024 aux Cigales (Jauge 500 personnes) ou que Mathieu Boogaerts joue chez un particulier.  

10- Y’a des Clutchers

Et la cerise sur le gâteau, tu peux même croiser des Clutchers comme bénévoles, DJ ou encore photographe.
D’ailleurs si tu les reconnais, la coutume veut que tu leur offres à boire…